L’Institut des Épidémies en tant que laboratoire de référence national et international.

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L

e rassemblement des ressources humaines et matérielles au sein de l’Institut des Épidémies constituera un creuset d’expertises capable d’embrasser toutes les fonctions critiques pour l’anticipation, la surveillance, la détection, le suivi et l’épidémiologie des maladies épidémiques. Se préparer aux crises sanitaires futures suppose que le « faire-savoir » ait été diffusé anticipativement (« en temps de paix ») et de manière professionnelle auprès des structures de gouvernance nationale et internationale. Dans cette optique, les promoteurs du projet sollicitent d’ores et déjà le support de l’Université et des autorités régionales dans leurs démarches pour devenir officiellement Laboratoire de référence ou Centre collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale, Laboratoire National de référence du SPF Santé Publique et Laboratoire externe agréé de l’AFSCA.

Il n’est ici nullement question pour l’Institut des Épidémies de se positionner en tant que « concurrent » de Sciensano, l’organe fédéral de Santé Publique, mais d’apporter, dans une collaboration étroite, une expertise complémentaire. La force de l’Institut des Épidémies est en effet d’agréger un ensemble de chercheurs universitaires ayant comme vocation de travailler en amont des organes de santé publique. La complémentarité avec Sciensano viendra de la capacité de l’Institut des Épidémies à :

  • mettre en œuvre, sur le terrain, de l’épidémio-surveillance active
  • identifier de nouveaux agents pathogènes, ou de nouvelles souches d’agents pathogènes, et les caractériser
  • développer des modèles animaux dans lesquels ces agents pathogènes peuvent être étudiés
  • développer de nouvelles méthodes diagnostiques (dépistage et évaluation des réponses immunitaires à l’encontre des agents pathogènes) et les rendre accessibles    
  • former les futurs acteurs dans le domaine des épidémies/pandémies    

L’efficacité de l’Institut des Épidémies ne peut, par ailleurs, reposer que sur des compétences scientifiques fondamentales bien établies. Les solutions technologiques, lors de la pandémie COVID-19, ont été apportées, dans leur grande majorité, par des chercheurs concernés par la recherche fondamentale. Les deux raisons majeures pour lesquelles ces chercheurs sont particulièrement compétents pour affronter des crises sociétales telles que la pandémie COVID-19 sont i) la flexibilité (ils font partie de petites structures flexibles peu soumises à de lourdes contraintes régulatoires) et ii) la connaissance très pointue des technologies existantes, anciennes et actuelles (pas seulement dans leur utilisation quotidienne mais dans leurs fondements). L’Institut des Épidémies abritera donc également des activités de recherche fondamentales dont les grands thèmes sont les suivants :

  • Biologie cellulaire et moléculaire des microbes
  • Pathogénèse des agents infectieux
  • Réponses de l’hôte aux agents pathogènes
  • Immunologie cellulaire et moléculaire
  • Production d’antigènes et d’anticorps
  • Production et contrôle qualité de réactifs biologiques (ex. enzymes)
  • Évasion immunitaire
  • Diagnostic et traitement des maladies infectieuses et immunitaires
  • Évolution et épidémiologie des agents pathogènes
  • Développement de vaccins
  • Agents pathogènes émergents
  • Épidémies non infectieuses telles que les allergies
  • Résistances aux agents anti-microbiens (antibiorésistance)
  • Microbiome
  • Santé publique et approche One Health
  • Biosécurité

Réseau de collaborations de l’Institut des Épidémies

Réseau de collaborations de l’Institut des Épidémies | © Université de Liège

modifié le 17/11/2025

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